Rendez-vous estival de l’Office de Tourisme du 14 juillet au 15 août
Au gré de nos envies, au gré de notre temps,
redécouvrons Murviel, ses sourires d’antan.
Ses poupées de chiffon nous parleront peut-être
d’un passé révolu où la vie semblait quiète.
Retrouvons avec elles nos souvenirs d’enfants :
le “Réveil murviellois” et ses cuivres ardents,
le “pissadou” haï et son odeur subtile,
l’absinthe de midi et les cartes du soir,
le sein de la nourrice, l’antre de “l’estamaïre”,
les vêpres du dimanche et puis le bal-musette...
Ces clins d’oeil malicieux, recevons-les ensemble;
le long du bel été, suivons donc le “Peteta” ! ...




Nées en 1997 “du savoir, du savoir-faire et du savoir-être” d’un groupe de Murvielloises animées par une volonté commune : faire plaisir en se faisant plaisir, ces poupées de chiffon et
de paille, grandeur humaine,
issues de la mémoire et de la créativité collectives, entrent désormais de plain-pied dans la vie estivale de notre village.
De la fin des moissons au début des vendanges, elles prennent leurs quartiers d’été dans maints recoins de nos rues médiévales et font revivre des métiers et des scènes de la première moitié du siècle dernier.
Chaque année, les Petetaïras oeuvrent et leurs efforts permettent de retrouver, avec de nouveaux tableaux, la sereine harmonie d’un temps où la vie était essentiellement rythmée par les travaux de la vigne.
Du “poudaïre” à la “vendemiaïra”, de la châtelaine à la laveuse, du “martelet” au “pissadou”, ce sont bien des aspects d’une vie sociale riche en vécu affectif qui s’ouvrent à nous.
De souvenirs en devenirs, avec ses Petetas, Murviel conjugue son Passé au temps présent !...
Petetaïras : dénomination attribuée affectueusement aux dames-créatrices des
Petetas.
Quelques Petetas :
La Moisson :
Les céréales sont, avec la vigne, une production agricole développée en cette première moitié du XXème siècle, sur notre commune.
Elles occupent des champs de petites et moyennes superficies et leur exploitation est faite en famille.
Le faucheur avance à petits pas chassés avec un geste simple. A chaque coup de faux, il coupe de 1 mètre à 1 mètre 50 de largeur mais à peine 10 centimètres de profondeur : la faux agit en arcs de cercle parallèles à l’avancée de l’homme qui fauche toujours vers l’intérieur, contre le blé qui reste à couper ; il forme ainsi un andain régulier.
Derrière lui, Héloïse, sa femme, ramasse les tiges et forme une gerbe liée par deux demi-poignées d’épis torsadés.
Les gerbes sont entassées en meules (la dernière est renversée au-dessus pour permettre l’écoulement de la pluie redoutée).
* Les épis trop mûrs s’égrènent facilement : Héloïse est là aussi pour glaner ces grains et ces épis tombés.
Gaston, le grognon
Monsieur Gaston n’apprécie pas la coquinerie des jeunes chenapans du quartier qui viennent en plein milieu de “sa nuit”, lui faire le martelet.
Passe-temps estival des jeunes Murviellois, le martelet consiste à accrocher une ficelle ayant à son extrémité un gros caillou, au marteau de la porte d’entrée et à actionner à distance, ce dispositif.
La “victime” est censée accueillir, devant un verre de vin blanc, cette verte jeunesse. Mais, ce n’est pas ici le cas. Monsieur Gaston est réputé pour son caractère grincheux et ombrageux, ce qui enchante les jeunes “martelaïres” qui ne lui ménagent par leurs quolibets :
“Levo-te, fegnan! Abem set !” ( Lève-toi, fainéant ! Nous avons soif !).
Maria, la matelassière
Le plus gros travail de la matelassière consiste à “rebattre” la laine des matelas en la cardant avec une machine ayant des dents qui démêlent, qui peignent, qui aèrent : la cardeuse.
La matelassière coud la toile, pousse la laine cardée dedans, fait des “bouflettes” par place et des bourrelets tout autour.
Pour cela, elle utilise plusieurs sortes d’aiguilles : des petites à trois pans en forme de lance pour coudre la toile, une grande pour faire les “bouflettes” et une courbe pour les bourrelets.
Tout mince et dur quand on le confie à la matelassière, le matelas devient souple et confortable une fois “rebattu”.
Comme on dormira bien dessus !
Marius, le rempailleur de chaises
L’ouvrage ne manque pas au rempailleur de chaises : presque toutes les chaises ont un siège en paille qui s’abîme vite !
L’homme tord la belle paille de seigle bien dorée et la tourne autour des montures de bois, dans
un sens, puis dans l’autre. Il termine par le centre. La finition est difficile. Il faut beaucoup d’habileté pour obtenir un tressage régulier.
Sa famille l’aide parfois ; surtout en rendant visite aux clients à domicile. S’il faut mettre “la main à la pâte”, il ne laisse jamais sa femme ou ses enfants “mettre en train” une chaise
: commencer le travail ou en effectuer la finition lui est réservé !

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L'amor de la terra es lo privilège del vertadièr
païsan.
Es lo passat que merita lo respèct, e l'avenir tot florit
d'esperança.
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L'amour de la terre c'est le privilège du véritable paysan. Pour lui, la terre est plus qu'un capital, et plus qu'un gagne-pain !
C'est le passé qui mérite le respect, et l'avenir tout fleuri
d'espérance.
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